Historique
Il existe une relation directe entre le javelot, discipline olympique en athlétisme, et la flèche de notre jeu populaire
, et pour établir l'historique du Javelot Tir sur Cible il est nécessaire de considérer comme point de départ : la lance.
La lance, arme primitive, se perfectionna durant les sciècles et suivant la longueur du bâton et de la pointe de fer, elle
se nomme javelot, javeline, haste pilum... mais jusque là, pas d'arme qui ressemble approximativement à ce que nous connaissons
de notre pointe d'acier.
Ce n'est qu'à partir du XIIème sciècle, en ces temps de guerres avides d'armes nouvelles, que nous en trouvons trace en Champagne.
Ce n'est pas encore exactement la représentation de notre javelot : la tige de bois a disparu, le fer effilé est stabilisé
dans le lancer par la fixation de plumes.

Un décret de 1337, qui intervient durant la guerre de Cent ans, va lancer la popularité du javelot sur cible et en faire principalement
un jeu. Afin d'entretenir l'esprit de guerre du peuple, ce décret de Charles V interdit "par esprit de sécurité et de défense" tous les
jeux de balles, ballons, dés et dérivés sous menace de lourdes peines. En conséquence, les hommes choisissent des jeux à caractère militaire,
peu virils pouvant suppléer les jeux prohibés. Le javelot se développe en restant localisé à la région de Champagne.
Aux XVème et XVIème sciècle, le jeu va se déplacer en Flandres : il est possible que les Flamands conquis par l'habileté des occupants espagnols,
au lancer du couteau, aient voulu adopter un jeu d'habileté à leur goût et leur portée.
Un développement récent en Picardie
Le jeu de Javelot Tir sur Cible fut importé vers 1900 dans la région Amiénoise, et le nord du département de la Somme, par les mineurs de cette région
allant travailler dans le Pas-de-Calais où ce divertissement était largement répandu.
Dans les années 1920-21, cette pratique se développa dans la cour du café qui était devenue le cadre de démonstrations d'adresse
et de défis amicaux.